Une villa camouflée en cabane de jardin densifie un quartier genevois

Chaque mois, nous visitons un habitat exemplaire sur le plan écologique. À Corsier (GE), 
la technique japonaise du bois brûlé a été utilisée pour habiller une maison moderne vouée à résister au temps.
Lila Erard

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Les portes et les fenêtres sont dissimulées 
par des panneaux pivotants qui recouvrent l'entièreté de la structure. Au centre, un patio dessert les chambres.
© David Gagnebin de Bons
Les portes et les fenêtres sont dissimulées 
par des panneaux pivotants qui recouvrent l'entièreté de la structure. Au centre, un patio dessert les chambres.
© David Gagnebin de Bons
Les portes et les fenêtres sont dissimulées 
par des panneaux pivotants qui recouvrent l'entièreté de la structure. Au centre, un patio dessert les chambres.
© David Gagnebin de Bons
Les portes et les fenêtres sont dissimulées 
par des panneaux pivotants qui recouvrent l'entièreté de la structure. Au centre, un patio dessert les chambres.
© David Gagnebin de Bons

C’est l’histoire d’un père de famille genevois qui souhaitait partager équitablement le terrain de la maison entre ses deux enfants. Eux désiraient profiter de cet héritage et conserver la propriété, tout en vivant dans un logement autonome. C’est ainsi qu’un bel exemple de densification a pris forme il y a presque dix ans, à Corsier, en exploitant la topographie particulière de la parcelle.

D’un côté, la villa datant des années 1970, plutôt classique avec son toit à deux pans. De l’autre, une construction cubique, moderne et discrète. La seconde est uniquement liée à la première par un socle en béton enterré. «Aucune tentative n’a été faite pour agrandir la structure existante. Au contraire, le nouveau bâtiment se présente comme un aménagement de jardin, une sorte de palissade qui neutralise sa présence, à la façon d’une cabane. Ce dispositif mitoyen permet de conserver l’intimité de chacun, tout en évitant les haies de thuya peu chaleureuses que l’on retrouve souvent dans les zones résidentielles», présente Laurent Gaille, cofondateur de bureau d’architectes bunq, à l’origine du projet.

Comme les mayens valaisans

Depuis l’extérieur, les éléments de construction ne s’apparentent pas à une habitation: les portes et les fenêtres sont dissimulées par des panneaux pivotants, qui recouvrent l’entièreté de la structure. Plus surprenant encore, ils sont entièrement réalisés en bois brûlé, inspiré de la technique japonaise traditionnelle du shou sugi ban.

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