Une IRM spatiale vise à mieux documenter l'état et le rôle des forêts
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Kourou, 29 avril, 6h15 heure locale: une fusée Vega-C décolle du port spatial de l’Europe, en Guyane française. Moins d’une heure plus tard, le satellite Biomass se sépare de l’étage supérieur du lanceur. Puis les contrôleurs du Centre européen d’opérations spatiales de l’Agence spatiale européenne (ESA), en Allemagne, reçoivent le tout premier signal indiquant que le satellite est en orbite à quelque 666 km de la Terre.
Les forêts sont nos meilleures alliées contre le changement climatique: elles absorbent environ 8 milliards de tonnes de CO2 par an. Mais on ignore encore avec précision la quantité qu’elles stockent réellement. «Les incertitudes sur la capacité des forêts tropicales à séquestrer du carbone vont parfois jusqu’à 30%», explique Dominique Gilliéron, responsable des projets d’observation de la Terre à l’ESA. Une marge d’erreur qui pèse lourd dans les modèles qui doivent prévoir l’évolution du climat futur.
Ossature vaudoise
C’est pour combler ces incertitudes qu’a été lancé le satellite Biomass. Il est équipé d’un radar à ondes longues capable de traverser la couverture nuageuse et la canopée, soit la portion supérieure des forêts, pour sonder la structure interne des troncs et des branches, ainsi que le sol forestier. Il peut ensuite générer des cartes en trois dimensions du carbone séquestré, avec une précision jamais atteinte.
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