Les adaptogènes, des alliéespour prévenir le burn-out
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Andrée Fauchère et Julien Héritier partageront l’affiche à Morgins pour une conférence consacrée aux plantes adaptogènes et au burn-out. Ils travaillent ensemble depuis une quinzaine d’années. Elle, herboriste et écrivaine, a fondé Evoleina Rhodiola, sa marque de produits à base d’orpin rose (Rhodiola rosea) à Évolène; lui dirige le centre de recherche Mediplant, à Conthey, après une formation en chimie analytique. Leur collaboration est née lorsque Andrée Fauchère cherchait un laboratoire pour transformer les rhizomes de l’orpin rose; Julien Héritier en dirigeait un.
Sur les 400 000 espèces végétales recensées dans le monde, une trentaine seulement sont considérées comme adaptogènes, soit des «modulatrices» du stress, selon le terme employé par Julien Héritier. Elles aideraient l’organisme à mieux réagir face à la surcharge chronique, qui peut générer épuisement et tensions, en s’adaptant aux besoins de chaque individu.
Des plantes pour mieux résister au stress
L’orpin rose est la plus connue d’entre elles. Décrite dès l’Antiquité, utilisée par les Vikings puis par les cosmonautes et athlètes soviétiques, elle a longtemps été récoltée dans la nature. Surexploitée par endroits, elle fait aujourd’hui l’objet d’une réglementation internationale. À Évolène, Andrée Fauchère cultive la variété mattmark, issue de populations sauvages de la vallée de Saas. Julien Héritier présentera également l’ashwagandha, le cassis et la baie de schisandra, trois autres plantes cultivables en Suisse. Une production locale qui permet, souligne-t-il, de mieux contrôler la qualité tout en préservant la ressource.
Leur conférence commune porte précisément sur le burn-out. «On a besoin de stress pour vivre, rappelle Julien Héritier en préambule, mais tout l’enjeu est de le maintenir à un niveau qui laisse encore l’envie d’agir». Selon lui, un stress qui devient chronique enclenche des inflammations, qu’il présente comme la première cause des troubles de santé, en particulier digestifs et du sommeil. Face à l’épuisement, les plantes adaptogènes apportent, selon Julien Héritier, un soutien réel. Il rappelle que le burn-out reste multifactoriel: environnement de travail, charge, organisation. Aucune plante, aussi bien choisie soit-elle, ne peut résoudre à elle seule un épuisement professionnel installé.
Le programme
Rendez-vous le 8 août à la Salle de la Jeur à Morgins
Conférences
9h45
Plantes du cycle féminin : soulager, réguler, accompagner
Laura Marilly-Tomasik
11h15
Les plantes incontournables pour les troubles ostéoarticulaires
Christophe Bernard
13h00
Épuisement et burn-out : les plantes adaptogènes en soutien
Andrée Fauchère et Julien Héritier
14h30
Les plantes sauvages comestibles : cueillir et accueillir un héritage vivant
Thierry Thévenin
16h00
Mieux digérer grâce à la gemmothérapie
Afgem
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