Au point du jour, ils passent la bague à la patte des oiseaux migrateurs
Il est 6 h. En ce milieu du mois d’octobre, le col de Jaman est plongé dans l’obscurité. Au loin, un petit faisceau lumineux s’active dans la nuit, témoin d’une présence humaine. Il s’agit de Gilles Hauser, responsable depuis la mi-août du baguage des oiseaux migrateurs dans cette station ornithologique située à 1512 mètres d’altitude. Accompagné d’Emma et Bastien, deux apprentis bagueurs venus de France, il rentre à la petite cabane du Groupe d’études faunistiques de Jaman.
«Nous sommes bredouilles!» lâche-t-il. La nuit a été calme, très calme. Seuls quatre rouges-gorges ont été interceptés dans les filets dressés au col. «Mais d’ici peu, juste avant le lever du jour, je pense que nous aurons de nombreuses prises.» Son argument: l’été indien touche à sa fin et une perturbation est prévue le lendemain. «Les oiseaux le sentent et en profitent pour tailler la route…»
Scrutés en vingt secondes
En cette période, Gilles Hauser et son équipe s’attendent à rencontrer de nombreux fringillidés. Cette famille est constituée de volatiles principalement granivores, qui migrent partiellement. Les migrateurs transsahariens ont, eux, quitté nos latitudes plus tôt, en août ou en septembre. «Aujourd’hui, nous observerons certainement des pinsons des arbres, des tarins des aulnes, des merles et des grives musiciennes. Tous se déplacent de l’Europe du Nord ou de l’Est en direction du pourtour méditerranéen.»
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