Quand la neige manque, les animaux blancs ne passent plus inaperçus
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Quel est le point commun entre le lièvre variable, l’hermine et le lagopède alpin? À la mauvaise saison, leur livrée blanche leur permet de se mouvoir en toute discrétion dans les paysages enneigés. Cette caractéristique a longtemps représenté un atout.
Mais la neige tend à se faire plus rare au vu du réchauffement climatique, particulièrement marqué dans notre pays, où selon Météo Suisse on enregistre des températures moyennes 2,8°C supérieure à la période préindustrielle contre 1,3°C à l’échelle mondiale. Cet avantage n’est donc plus si évident.
Déclencheur photopériodique
On peut dès lors se demander si cette spécificité a tendance à s’atténuer ou à disparaître. «L’évolution d’une espèce peut prendre des milliers d’années», objecte Livio Rey, biologiste et porte-parole de la Station ornithologique suisse, évoquant le lagopède alpin. «Même pour l’hermine, dont l’adaptation peut se faire sur un temps relativement court, il faudrait des centaines d’années, indique Michel Blant, biologiste chez Faune Concept. On peut imaginer qu’alors, la mue ne se ferait plus de manière intégrale sur le corps.»
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