D'alpage en alpage, le marathon estival d'une vétérinaire gruérienne
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Il est 7h15. Devant le cabinet, deux imposants tout-terrain attendent, coffre ouvert, d’être réapprovisionnés en médicaments et en matériel. De la porte, on entend la sonnerie d’un téléphone. Stylo dans une main, café dans l’autre et combiné coincé contre l’épaule, Florence Pipoz note le nom d’un alpage qui s’ajoutera à sa tournée du jour.
Nous sommes à Charmey (FR), où la Fribourgeoise a fondé le Cabinet vétérinaire des Préalpes, en 2019. Pas le temps de faire le tour du propriétaire: les moteurs tournent, les portières claquent et déjà les véhicules prennent le chemin des hauteurs.
Blouse et stéthoscope
Pour les vétérinaires spécialisés dans les soins au bétail, l’été est loin de rimer avec repos. «Le suivi de reproduction, qui constitue une part importante de notre travail, implique beaucoup de déplacements pendant la saison d’alpage, résume Florence Pipoz en enchaînant les virages qui nous mènent vers le premier rendez-vous du jour. S’y ajoutent les urgences, de l’accident à la mammite en passant par le vêlage difficile ou les séquelles d’un avortement. Et puis il faut composer avec l’emploi du temps des paysans, qui ont eux aussi leurs contraintes.»
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