De son crayon expressif, il redonne vie aux espèces disparues

Amoureux de la nature, le dessinateur et réalisateur de films d'animation établi à Genève croque les vertébrés dans un ouvrage volumineux à la fois sérieux et drôle. Un cri d'alarme contre le déclin de la biodiversité.
Patricia Brambilla
© Nicolas Righetti/Lundi 13

Il aime bien jeter des pavés dans la mare, pour contrarier l’oubli. À la manière d’un paléontologue, Marcel Barelli, dessinateur et réalisateur de films d’animation à Genève, remonte le temps, cherche les traces, comble l’amnésie de l’histoire du vivant à grands coups de feutre noir.

Après le Bestiaire helvétique et le Bestiaire désenchanté, voilà donc le Bestiaire de la 6e extinction. Soit 432 pages consacrées aux vertébrés disparus, du XVe siècle à nos jours. Un volume qui a l’air d’une encyclopédie, mais qui se veut surtout un cri d’alarme face à une biodiversité en chute libre.

Inlassable travailleur

«Je ne veux pas être exhaustif, mais j’essaie d’avoir une approche à la fois scientifique et rigolote. En lisant le livre dans l’ordre, on se rend compte de l’évolution des causes de la disparition des animaux, des expéditions coloniales au réchauffement, en passant par les espèces invasives, la destruction des habitats et la pollution.»

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