La tranquille majesté des reines de l'Alpe
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C’est le hasard qui a conduit Bertrand Carlier jusqu’aux alpages valaisans des vaches d’Hérens. Après une rencontre avec un berger, Laurent Moutier, qui passe ses étés aux côtés d’une centaine de bêtes, le photographe genevois veut découvrir ce quotidien.
Une question le guide dans sa démarche: qu’est-ce qui pousse cet homme, ni valaisan ni montagnard, à remonter depuis des années vivre pendant trois mois avec les «noires» en altitude?
Entre repos et combats
Cette curiosité donne finalement naissance à un livre, publié en octobre 2026. L’été des Reines illustre la vie de bergers et de 100 vaches de la race d’Hérens, à travers tout le canton du Valais, durant les 90 jours que dure la saison d’alpage.
Les vaches et les hommes sont au cœur de ce récit photographique, accompagné de textes de Carina Roth et Laurent Moutier. Leur quotidien et leur interdépendance se dévoilent à travers des scènes d’écurie et des instantanés de vie animale: les bêtes broutent, ruminent, combattent ou se reposent.
Le livre, de près de 200 pages dont 140 photographies, est enrichi par un «carnet du berger» écrit par Laurent Moutier. Il y décrit une journée type, telle qu’il les vit pendant ses étés à la montagne.
+ D’infos L’été des Reines, Éditions Slatkine, 192 pages, CHF 69.-
Les photographies de l’ouvrage sont aussi le témoin de la diversité des ambiances qui rythment un été à l’alpage, de la météo aux paysages.
En Valais, il existe environ 80 alpages accueillant des vaches d’Hérens, et employant 160 bergers.
Certaines journées sont rythmées par les combats, alors que d’autres sont très calmes. C’est dans ces moments de sérénité que Bertrand Carlier a l’occasion de s’approcher de très près.
La présence de l’observateur dans le troupeau est tolérée moyennant quelques caresses.
En introduction de son ouvrage, le photographe genevois explique avoir voulu «réunir des visions, des approches différentes de ce même monde afin de mieux comprendre pourquoi, lorsque l’on est berger, l’on remonte chaque année pour vivre une nouvelle estive.»
Dans son cahier de berger, Laurent Moutier parle de la beauté de son quotidien à la montagne, mais aussi des difficultés de la vie en altitude.




