Ces insectes que personne ne veut manger
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E n 2017, la Suisse devenait le premier pays d’Europe à autoriser l’élevage et la commercialisation d’insectes destinés à l’alimentation humaine. Près de dix ans plus tard, le constat est clair: le marché n’a jamais véritablement décollé et la plupart des pionniers ont disparu.
«Tout le monde pensait que le secteur allait se développer rapidement, et lorsque les espoirs des investisseurs n’ont pas été satisfaits, les firmes ont dû fermer», lance d’emblée Jean-Yves Cuendet, patron de l’entreprise vaudoise Entomos, première firme à avoir obtenu l’autorisation officielle d’en élever et d’en vendre.
Tout avait si bien commencé
Il y a cinq ans, le pays comptait encore une dizaine de petits commerçants et deux fermes à insectes. Aujourd’hui, seule Entomos a tenu bon, en abandonnant sa propre production d’insectes et en se concentrant sur le marché de la transformation. Pour Jean-Yves Cuendet, plusieurs éléments expliquent cette situation. Premièrement, le marché suisse n’était pas aussi prêt qu’imaginé. «L’envie de développer cette filière a débuté en 2008, lorsque le Brésil, invité d’honneur du Village du Monde au Paléo Festival de Nyon, avait servi des insectes grillés. Les brochettes avaient fait un carton», se rappelle le Vaudois.
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