Une rénovation qui conjugue avec brio sobriété et esthétique

À Briey (VS), un chalet de famille des années 1960 a été transformé en une maison de vacances contemporaine grâce à une rénovation sobre et astucieuse qui lui offre une seconde vie.
Horace Perret

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© Thomas Jantscher
© Thomas Jantscher
© Thomas Jantscher

C’est un chalet des années 1960 comme on en construisait beaucoup à l’époque, avec un corps de bâtiment en maçonnerie et des placages en bois, situé sur un plateau dans le hameau de Briey, à mi-chemin entre Chippis et Vercorin.

Résidence secondaire, le chalet a été construit par le grand-père paternel de l’architecte, Claude Fabrizzi, qui était entrepreneur en maçonnerie. «À l’origine, ce n’était pas un bâtiment d’une grande valeur architecturale, explique Claude Fabrizzi qui a réalisé la transformation avec son bureau savioz fabrizzi architectes. Il a été construit de bric et de broc pour y passer les week-ends.»

La simplicité comme parti pris

Avec un budget modeste, les architectes ont réussi à métamorphoser le chalet en une maison de vacances contemporaine et fonctionnelle. Le parti pris a été celui de la simplicité tant aux niveaux des matériaux employés que de la construction. «Nous avons voulu donner un nouvel élan à ce bâtiment tout en gardant les qualités qu’il avait déjà», explique l’architecte.

Parmi elles, l’imposante cheminée en maçonnerie, véritable pivot autour duquel s’organisent les espaces: l’entrée couverte, la cuisine, le séjour et la terrasse. La cheminée a l’avantage de faire double emploi, servant de grill intégré à l’extérieur et de conduit de cheminée pour le poêle nouvellement installé à l’intérieur.

Beaucoup de lumière

Le chalet bénéficie, côté sud, d’une nouvelle terrasse construite en pierres de carrière rustiques. Des ouvertures ont été réalisées en façade pour amener de la lumière, notamment une grande porte-fenêtre qui ouvre sur la terrasse et offre de l’intérieur une vue magnifique sur le verger.

En façade, on retrouve une combinaison entre minéral et bois. «Au sud, nous avons changé le lamage, en l’orientant verticalement pour lui donner un caractère plus rural que le faux madrier d’origine. Les autres faces sont en crépi», explique Claude Fabrizzi.

Le toit a été surélevé en suivant la même logique de sobriété. «Nous avons réduit au minimum l’expression du toit avec sa poutraison et les lambourdes au-dessus qui soutiennent les tuiles en ardoise. Nous avons cherché l’inspiration du côté du Japon, avec des éléments techniques simples et fonctionnels», détaille l’architecte.

Les architectes

Laurent Savioz et Claude Fabrizzi ont créé leur bureau en 2004 à Sion. Le bureau savioz fabrizzi architectes réalise des mandats pour des collectivités publiques: écoles, cabanes de montagne, restaurants, logements. Plus rarement, les deux architectes réalisent des mandats pour des particuliers, en général des transformations qui visent à donner de nouvelles vies à d’anciens bâtiments.

Contraste extérieur et intérieur

La distinction entre l’extérieur et l’intérieur donne tout son caractère au projet: les architectes ont créé un écrin en bois qui se glisse dans la structure existante, le bois faisant le lien entre les deux environnements, mélèze brûlé dehors, pin dedans.

Des espaces intérieurs se dégage une ambiance chaleureuse et confortable. La construction de la nouvelle enveloppe thermique, des parois et des planchers a été faite avec des panneaux contreplaqués de pin. «Ces panneaux sont fabriqués à partir d’une machine qui taille les troncs un peu comme un taille-crayon.

Chauffage renouvelable

Au final, une surface pleine de motifs qui donne une belle impression de mouvement», relève Claude Fabrizzi. Même la salle de bains est en bois: «C’est une approche assez expérimentale, le menuisier a recouvert les parois avec un vernis qu’on utilise sur les ponts de navire.»

La cuisine, le séjour et la salle à manger font partie d’un seul et même grand volume, l’idée étant de favoriser la communication entre les habitants. En rehaussant le toit, les architectes ont pu créer un nouvel étage, occupé par une chambre à coucher et une pièce à tout faire ouverte sur le rez-de-chaussée.

Le bâtiment est chauffé à l’aide d’une pompe à chaleur air-eau et d’un poêle. «S’il fallait refaire le projet, je ne poserais pas de pompe à chaleur, le poêle suffisant amplement à chauffer la maison», conclut Claude Fabrizzi.

En chiffres

Date de construction: 1960

Programme: résidence secondaire avec trois chambres

Projet et réalisation: 2023

Coût: environ 550’000 CHF

Surface habitable: 70 m2

Volume SIA 116: 470 m3

+D’infos www.sf-ar.ch

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