La Suisse peut viser l'autosuffisance à condition de changer de régime
Pourrait-on nourrir la population suisse avec une production presque intégralement domestique? Le FiBL répond par l’affirmative. Dans une étude publiée récemment, l’Institut de recherche de l’agriculture biologique montre qu’il est possible d’atteindre un niveau d’autosuffisance plus élevé que le taux actuel de 50% tout en réduisant notre impact environnemental.
Le taux d’autosuffisance alimentaire (TAA) est la part des calories consommées dans un pays qui peut être produite sur son territoire. Il a une importance stratégique, car il est constitutif de la souveraineté alimentaire. Cette question s’est imposée comme un enjeu majeur lors de la pandémie et des récentes crises énergétiques. Si on ajoute à cela l’arrivée prochaine d’une initiative populaire sur l’alimentation, qui exige un TAA d’au moins 70%, l’étude du FiBL tombe à point nommé.
Réduire la concurrence et le gaspillage
Selon cette étude, il existe deux moyens pour augmenter le TAA. Le premier est ce qu’on appelle le principe feed no food que l’on peut traduire par «utiliser en priorité les terres arables pour l’alimentation humaine plutôt que pour l’alimentation animale». Son but est de réduire la concurrence entre nourriture animale et humaine en ne donnant aux animaux que des ressources non comestibles pour l’être humain (herbe, fourrages grossiers, déchets) au lieu de concentrés fabriqués à base de plantes comestibles (céréales, légumineuses).
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