Avec le myosotis, le printemps nous fait un clin d'œil bleu azur
Vergissmeinnicht, ne-m’oubliez-pas, forget-me-not ou nontiscordardimé, le myosotis a droit au même surnom dans de multiples langues, surnom provenant d’une légende germanique: alors qu’un chevalier et sa dame se promenaient au bord d’une rivière, l’homme voulut cueillir une fleur sur la rive, mais le poids de son armure l’entraîna dans l’eau; avant de disparaître, il lança la fleur à son aimée en lui criant: «Vergiss mein nicht.»
Dans le langage des végétaux, la petite printanière aux yeux d’azur représente ainsi l’amour éternel et la fidélité. Et symbolise le souvenir et la mémoire: le myosotis a ainsi été choisi pour commémorer le centenaire du génocide arménien, il est aussi la fleur du 25 mai – Journée internationale des enfants disparus – et le symbole mondial de la lutte contre la maladie d’Alzheimer.
Table pour hôtes variés
Indigène, le myosotis est volontiers visité par de petits papillons et des abeilles dotés d’une longue langue – car, sous ses corolles bleues, il garde son nectar au fond d’un tube étroit. La spectaculaire Écaille marbrée (ailes antérieures noires marquées de taches blanches et jaunes, recouvrant des postérieures rouges tachées de noir), ou plus exactement sa chenille, boulotte volontiers le feuillage des myosotis.
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