Caméra à la main, il met en lumière le labeur des gens de la terre
Il ne faut pas avoir peur des chiens pour venir rendre visite à Frédéric Gonseth. À lui seul, le jeune léonberg Zaïtchik pèse 60 kg et est aussi haut qu’une table. Mais l’énergie de sa jeunesse est rapidement cadrée par le flegme de son maître. Frédéric Gonseth parle d’une voix tranquille, ses gestes sont cadrés, son regard posé. Un calme qui lui servira dans le marathon d’avant-premières qui l’attend à partir du 19 avril.
Au cours de vingt-quatre dates, avec parfois deux séances qui s’enchaînent, il présente Être paysan.ne, son dernier documentaire en date. En collaboration avec sa compagne Catherine Azad, et coproduit avec la RTS, le film suit une demi-douzaine d’agriculteurs de la région dans leur quotidien de labeur. Objectif: montrer le travail de l’ombre, et ne pas laisser s’estomper la visibilité des révoltes paysannes.
Un format de prédilection
Qu’est-ce que l’agriculture suisse aujourd’hui? D’où vient l’inspiration qui pousse ces assidus de la terre à se lever avant l’aube pour un revenu toujours plus bas? C’est avec sa sensibilité aux causes paysannes, et à travers le petit écran LCD de ses caméras, que le réalisateur a d’abord suivi les révoltes de 2024.
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