L’artisan dévolu corps et âme au son des Alpes

En succédant à son père, l’artisan du Chablais vaudois Olivier Morisod poursuit une œuvre entièrement consacrée au cor des Alpes. Ils ne sont plus qu’une poignée, en Suisse, à fabriquer cet instrument ancré dans la culture helvétique.
Éric Bernier
© Eric Bernier
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Une douce odeur de bois se répand dans l’atelier. Au sol, quelques copeaux nous rappellent qu’ici, seul le noble matériau a droit de citer. Nous sommes dans l’antre d’Olivier Morisod, facteur de cors des Alpes, à Lavey-Village (VD), l’un des rares, en Suisse, à ne vivre que de la fabrication de cet instrument à vent, de la famille des cuivres.

«Bien plus qu’une activité professionnelle, c’est une passion! En reprenant l’atelier de mon père, François, je perpétue un savoir-faire qui tend à se perdre. D’une matière brute naît un très bel objet, élevé au rang de véritable symbole national», explique le trentenaire, menuisier formé à l’ébénisterie d’art.

Une vingtaine de pièces par an

Pour la facture de l’instrument, le jeune artisan ne travaille qu’avec de l’épicéa, un bois de résonance reconnu pour l’excellence de ses qualités acoustiques. Pour la couronne et les embouchures, seules les essences de bois durs sont privilégiées, à l’image du noyer, de l’érable, du mûrier ou du poirier. Surtout, la matière première ne doit souffrir d’aucun défaut.

Une vingtaine de cors, à l’esthétique parfaite, sont confectionnés à l’année. «Pour gagner en efficacité, j’en travaille toujours trois ou quatre simultanément et chacun d’eux nécessite près de 90 heures de travail!»

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