Nageuse nocturne, la loutre poursuit son retour discret dans nos rivières
La biologiste Irene Weinberger est aux anges. Depuis le début d’année, cette experte de la loutre au sein de la fondation Pro Lutra, qui s’engage pour la recolonisation de cet animal en Suisse, n’en finit pas d’annoncer de bonnes nouvelles. En janvier, la présence du mammifère était confirmée pour la première fois dans le canton de Glaris ainsi que dans celui de Soleure, sur les rives de l’Aar, plus de nonante ans après la dernière observation. Un mois plus tard, une première progéniture était attestée dans la vallée du Rhin, à Coire.
Aujourd’hui, une trentaine d’individus vivraient dans le pays, particulièrement en Haute-Engadine (GR), mais aussi dans les cantons de Berne, Saint-Gall et au Tessin. «Il n’est pas facile d’avoir des chiffres précis, car cet animal nocturne est difficilement observable. Il faut se fier à des traces de pattes, des excréments ou des images de caméras thermiques. Mais il n’y a aucun doute sur sa progression. D’ici à quinze ans, on devrait en trouver du Jura jusqu’à Bâle!» se réjouit la spécialiste.
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