Au son des trompettes, la migration des grues cendrées
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Je ne devais pas dormir profondément, sinon je ne les aurais pas entendues. À peine le temps de réaliser ce qui est en train de se passer que déjà je suis debout et me précipite au salon. J’ouvre grand la fenêtre et observe le ciel qui est malheureusement chargé de nuages.
«Krour… kriou… krâ… kriar», les cris sont plus clairs maintenant, mais je ne vois rien et ne peux donc qu’imaginer le groupe de grues cendrées qui vole en migration au-dessus de chez moi. Difficile d’estimer le nombre d’oiseaux, car ils ne s’expriment sans doute pas tous en même temps. Une dizaine, un peu plus?
Particulièrement loquaces
Accoudé à mon balcon, rêveur, j’entends encore les grues qui s’éloignent et je retourne me coucher. Il est 4h du matin. Ces cris roulés qui ressemblent à des sons de trompettes ont donné son nom à la grue dans presque toutes les langues européennes. Ces échassiers vivent en couple dans les marais et les tourbières du nord de l’Europe.
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