«Les agriculteurs peuvent agir concrètement pour sauver les abeilles»
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Quel est le constat à la base du projet?
Qu’il y a un déclin général des pollinisateurs en Suisse. De plus, les abeilles souffrent d’un manque de nourriture entre les mois de mai et juillet, après la fauche des prairies et la fin de la floraison des vergers et du colza. Cette période de disette contraint parfois les apiculteurs à les nourrir artificiellement avec des sirops. Dans ce contexte, l’agriculture est souvent pointée du doigt comme étant en partie responsable de la dégradation de la biodiversité, et plus spécifiquement de la mortalité des butineuses. Nous voulions prouver que ce milieu peut aussi avoir un impact positif dans leur survie.
Plusieurs objectifs ont été fixés. Lesquels?
Améliorer les ressources alimentaires des pollinisateurs, favoriser les lieux de nidification pour les abeilles sauvages et encourager des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Le but était de stabiliser la mortalité des colonies à environ 10%, ce qui est un taux acceptable, tout en augmentant la production de couvain. Parallèlement, nous voulions encourager la communication entre agriculteurs et apiculteurs, afin qu’ils partagent davantage leurs pratiques, sans entretenir des préjugés sur leurs activités respectives. Des rencontres et des espaces de dialogue ont été créés pour renforcer leur collaboration.
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