Dans un brouillard de myosotis brûlent les flammes des giroflées
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Giroflée des murailles, des fenêtres, giroflée d’été, quarantaine, vélar, ravenelle, violier, rameau d’or: de multiples appellations ont été données à ces plantes, les unes recouvrant une seule espèce, les autres s’appliquant à plusieurs d’entre elles, au-delà de la distinction entre Erysimum et Matthiola.
La giroflée de Mahon appartient encore à un autre genre botanique, celui des Malcolmia. Avec cette annuelle également méditerranéenne et parfumée, on reste cependant dans la même famille, celle des Brassicacées (ex-Crucifères). Quant à la giroflée à cinq feuilles, c’est une… gifle, suffisamment forte pour que l’empreinte des cinq doigts soit visible sur la joue du souffleté!
Un parfum chaud et épicé
C’est bien sûr au giroflier que les giroflées doivent leur nom: le parfum de leurs fleurs rappelle celui des clous de girofle dont on pique les «pommes d’ambre» et dont on utilise l’huile essentielle comme désinfectant dentaire. Ces «clous» sont en réalité des boutons floraux, et ce qui est fort étonnant, c’est qu’on les connaissait déjà à travers le monde durant l’Antiquité, quand l’arbre qui les porte a une origine tropicale et restreinte, les Moluques du Nord…
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