L'Operculette, une bière antigaspi qui sublime le miel oublié du rucher
Les apiculteurs le savent bien, les novices moins: pour extraire le miel d’une ruche, il faut enlever les opercules, de petits bouchons de cire que les abeilles ont construits pour sceller les alvéoles. Durant cette opération, le nectar qui y reste collé est souvent perdu, ou dilué dans une eau de nettoyage difficilement utilisable.
«J’ai essayé de l’ajouter dans le sirop de nourrissage des colonies, mais il fermente trop vite, ce qui ne convient pas aux butineuses. Il fallait trouver un moyen de sublimer ce sous-produit. Sentez cette saveur subtile de figue séchée!» lance l’apiculteur Alexandre Aebi, en désoperculant l’intérieur d’un cadre à l’aide d’une fourchette prévue à cet effet.
Bactéries et levures
Pour ce faire, ce professeur de biologie et d’ethnologie a approché son collègue microbiologiste Matthieu Bueche, lui aussi apiculteur amateur, ainsi que brasseur et fondateur d’un laboratoire d’analyses dans ce secteur. Ensemble, ils ont mis au point une boisson inédite: L’Operculette, une dark ale caramélisée, symbole de la lutte antigaspi au rucher. Depuis trois ans, ils produisent environ 3000 bouteilles par année, dans un local installé au sein d’une ancienne ferme au Pâquier (NE).
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