Les pételats, ces ravioles antigaspi qu'on ne trouve que dans un village du Jura
Nicolas Jeker a grandi à Buix, à seulement dix kilomètres de Fontenais. Pourtant, ce n’est qu’à l’âge adulte, en s’installant dans le village ajoulot, qu’il a découvert les pételats. «Cette spécialité n’est connue qu’ici. Un jour, un ami chasseur m’a transmis sa recette. J’ai tout de suite accroché et je me suis dit que, si un jour j’ouvrais un restaurant, je les mettrais à la carte.»
Chose dite, chose faite: quelques années plus tard, après une carrière dans l’horlogerie, il démissionne, vend sa maison ainsi que la ferme familiale et se lance dans la rénovation d’une ancienne bâtisse pour concrétiser son rêve. Depuis 2021, la brasserie de l’Imprimerie y propose des plats mijotés à l’ancienne, tels que de la joue de bœuf, du lapin fermier au vin jaune et… les incontournables pételats.
Pendant la guerre
Signifiant «petits pâtés» en patois, ces grosses ravioles font partie du patrimoine local depuis plus de deux siècles. Si des aînés en confectionnent encore, comme l’octogénaire Thérèse Migy – dit «la Thèthè» –, ce plat a peu à peu déserté les cuisines des Tchais. «On en préparait surtout durant la guerre et les périodes de disette pour ne pas jeter la viande. Aujourd’hui, les habitudes ont évolué, mais j’aime faire perdurer les traditions», déclare Nicolas Jeker, en nous accueillant dans son établissement, au cœur du village.
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