Gel printanier: une saison à risque qui commence toujours plus tôt

Après plusieurs journées exceptionnellement douces fin février, les vergers romands ont pris de l'avance. Une précocité qui n'annonce pas forcément une bonne nouvelle: elle allonge la période durant laquelle les cultures sont vulnérables au gel.
Aurélien Krause
Le redoux observé en février n'est pas forcément favorable pour les vergers.
© Aurélien Krause

À Saxon (VS), Olivier Comby déambule entre les abricotiers encore nus de son verger et observe des bourgeons prêts à éclore. «La végétation a au moins deux semaines d’avance.»

Lorsque le producteur valaisan effectuait sa formation dans les années 1990, la floraison coïncidait généralement avec la Saint-Joseph, autour du 19 mars. «Aujourd’hui, on parle plutôt du début mars, voire de la fin février», relève-t-il.

Saison biologique déplacée

Les données scientifiques confirment ce que constatent les arboriculteurs. Selon les données d’Agroscope Conthey (VS), la floraison des principales espèces fruitières survient en moyenne deux semaines plus tôt qu’au cours des années 1970. Mais un printemps précoce n’empêche pas les retours de froid, comme le rappelle le proverbe: «Février chaud par aventure, à Pâques remet sa froidure.»

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