Du sommet des Alpes au patrimoine mondial, le yodel porte sa voix haut et fort

Consacré en décembre dernier par l'Unesco, le chant folklorique helvétique rejoint la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Une reconnaissance internationale pour cet art populaire, encore en quête de pleine résonance en Romandie.
26 janvier 2026 Liana Menétrey
© Keystone/Philipp Schmidli

«Yololo oulou!» Depuis plus d’un mois, un cri de joie aux accents folkloriques retentit à travers la Suisse. Longtemps cantonné aux alpages, le yodel a été inscrit le 11 décembre dernier à New Delhi sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Une consécration pour cette pratique séculaire. «Cela va permettre de renforcer la visibilité du yodel en Suisse comme à l’international, et de porter un autre regard sur cette pratique, au-delà des clichés», assure Julien Vuilleumier, collaborateur scientifique à l’Office fédéral de la culture (OFC) chargé du patrimoine immatériel.

Déposée en mars 2024 par l’OFC, avec la participation de plusieurs organisations – dont l’Association fédérale des yodleurs (AFY) et la Haute école de musique de Lucerne, qui propose une filière consacrée au yodel – la candidature rejoint ainsi des emblèmes culturels tels que la Fête des Vignerons ou le savoir-faire horloger.

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