Des produits de boulangerie mieux tracés pour des choix éclairés
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Depuis février 2024, une ordonnance fédérale exige que la provenance des produits de boulangerie soit indiquée. Après un délai d’une année accordé à la branche, la loi a été mise en application au 1er février 2025. Boulangeries, restaurants et points de vente de produits panifiés doivent donc rendre visible l’origine de ceux-ci, sous peine d’être sanctionnés par une amende.
«Cette origine est liée davantage au lieu de fabrication du produit qu’à celui d’où proviennent les matières premières, précise Gérard Fornerod, président de l’Association romande des artisans boulangers-pâtissiers-confiseurs. Si j’achète des ingrédients en France, que je les travaille et que je cuis cela moi-même, le produit pourra être indiqué comme Suisse. Au contraire, si c’est de la pâte feuilletée, j’aurais beau l’abaisser et l’utiliser pour concocter mes mille-feuilles, le travail du pâton sera français.»
La provenance correspond donc à l’endroit où le produit a acquis ses caractéristiques essentielles, conférées par le pétrissage, la conduite de la pâte et le façonnage. «La cuisson seule ne suffit pas: un take away qui met au four des viennoiseries précuites provenant d’Union européenne ne peut indiquer une origine suisse.»
Visibiliser les importations
C’est sur ces produits de boulangerie importés que la nouvelle loi cherche à faire la lumière. Ne cessant d’augmenter, ils atteignaient plus de 161000 tonnes par année en 2024, communique l’association Pain suisse.
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