L'énergie solaire helvétique franchit un cap symbolique
D’abord, la bonne nouvelle: l’électricité produite par les panneaux solaires photovoltaïques vient de franchir un cap symbolique en couvrant 10,36% de notre consommation annuelle. «Cette augmentation signifie que nous sommes bel et bien en train de passer à un nouveau modèle énergétique», se félicite Yannick Sauter, coordinateur romand de Swissolar, l’association suisse des professionnels du solaire.
Viennent ensuite les ombres au tableau. Pour atteindre 40 térawattheures produits en renouvelables (hors hydraulique) d’ici à 2050 prévus dans la Loi sur l’électricité approuvée le 9 juin 2024, il va falloir soutenir cet élan. Et le chemin s’annonce semé d’embûches. Toujours selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), après deux années de forte croissance (+50% en 2022 et 2023), le rythme s’essouffle. En 2024, la puissance solaire photovoltaïque installée n’a en effet progressé que de 7%.
Opérations coûteuses
Du côté des distributeurs, l’inquiétude monte. «Le réseau électrique a été conçu à une époque où l’énergie circulait dans un seul sens — du fournisseur au consommateur. Il est désormais bidirectionnel, ce qui n’était pas prévu», explique Michèle Cassani, porte-parole de Romande Énergie. Plus il fait beau, plus les panneaux travaillent, «mais moins on utilise cette énergie», ajoute Fabrice Bonvin, directeur Distribution électricité chez Groupe E.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter




