En manque de terre végétale, Lausanne expérimente des sols artificiels
Sous les prairies urbaines, les alignements d’arbres ou les massifs fleuris, une matière discrète conditionne toute la végétation: la terre végétale. Cette couche supérieure du sol, riche en humus, permet aux plantes de pousser et abrite une intense vie biologique.
Longtemps considérée comme une ressource abondante, elle apparaît aujourd’hui sous un autre jour. «Le sol se fabrique en dizaines de milliers d’années au minimum», rappelle le pédologue Pascal Boivin de l’HEPIA. En Suisse, la plupart des sols n’ont qu’environ 10 000 ans, formés depuis le retrait des glaciers. À l’échelle humaine, ils sont donc considérés comme non renouvelables.
Apporter de la biomasse
L’étude en cours montre que la stabilité de ces substrats dépend fortement du végétal que l’on y installe. Sans racines actives ni apports organiques, la matière introduite peut être rapidement consommée et la structure se dégrader. L’expérimentation lausannoise teste donc des mélanges d’espèces capables de se relayer au fil des saisons afin de maintenir un couvert permanent. «On met en culture des plantes à fort enracinement qui apportent beaucoup de biomasse pour structurer ce sol», ajoute Pascal Boivin. La Ville vise ainsi l’aspect d’une prairie fleurie stable dans le temps.
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