De la scène au champ, la danseuse a renoué avec le rythme des saisons
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Danser sur une scène à Las Vegas, tourner des clips et des publicités, se déhancher dans un club populaire de Los Angeles, enfiler sa plus belle tenue pour ambiancer la soirée d’un grand hôtel. Telle a été la vie à l’américaine de Charlaine Schmid, avant que la Neuchâteloise troque les strass et les paillettes contre une bonne vieille salopette.
«Je sais, c’est un grand écart entre deux mondes. À l’époque, je n’avais aucun intérêt pour les métiers de la terre. Pourtant, c’est le chemin que j’ai choisi», raconte gaiement cette danseuse devenue paysanne, en nous accueillant dans son jardin luxuriant sur le littoral, où tournesol, vigne et chayotte s’épanouissent. Dans la maison attenante, seules quelques photographies où notre hôte pose en costume étincelant rappellent sa vie d’avant.
Enfance en musique
Lorsque Charlaine était enfant, la musique résonnait déjà dans la villa familiale neuchâteloise, entre un père pianiste professionnel, d’origine suisse alémanique et américaine, et une mère guitariste. «Ma grand-mère avait même participé aux championnats nationaux de danse de salon. À croire que j’avais ça dans le sang», relève cette fan de hip-hop, qui a très vite chorégraphié des spectacles en amatrice, en s’inspirant de clips à la télévision. Également douée en dessin, l’adolescente a entrepris des études d’art, avant de s’orienter vers un CFC de gestionnaire en logistique pour s’assurer un revenu.
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