Dans l'obscurité du Rhône, les scientifiques sondent la vie aquatique
Le Rhône est plongé dans l’obscurité. Lampes frontales vissées sur la tête et bottes imperméables aux pieds, les scientifiques Arthur Blanluet et Eliane Demierre montent à bord de leur bateau. Bientôt, l’embarcation glisse sur l’eau et ses feux de navigation percent la nuit.
Le bourdonnement du moteur, mêlé au passage des avions de l’aéroport de Genève, trouble la quiétude du fleuve. À la barre, la collaboratrice de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA) de Genève manœuvre avec précaution. «Ici, on avance doucement, il y a très peu de fond.»
Détecter les poissons grâce au gaz
Au cœur du lit du Rhône, Arthur Blanluet, adjoint scientifique en gestion de la nature à HEPIA, s’affaire à immerger la perche de l’échosondeur, qu’il raccorde aux ordinateurs. Après un rapide coup de fil aux Services industriels de Genève (SIG), cap sur le point de départ. «Nous partons toujours du même endroit et couvrons toute la retenue du barrage de Verbois, entre 8 et 10 km», précise Eliane Demierre. Le bateau ne file pas droit, il zigzague d’une rive à l’autre pour balayer la largeur du lit. «C’est parti!», lancent-ils.
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