Cent ans de contrôles, pour que champignon ne rime plus avec intoxication

L'Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (VAPKO) fête un siècle d'existence les 25 et 26 octobre à Lyss (BE). Alors que l'engouement pour la cueillette reste vivace, des centres de contrôle ferment, faute de moyens
Sylvie Ulmann

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C’est avec un marché et non avec un gâteau que l’Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (VAPKO) fêtera son centenaire à Lyss dans le canton de Berne. Celui-ci se tiendra le samedi 25 octobre de 13h30 à 17h30. La journée du dimanche sera consacrée à l’assemblée générale de la société.

Le volet public de cet anniversaire permettra aux visiteuses et visiteurs de faire plus ample connaissance avec une partie des quelque 6500 espèces – dont 200 toxiques – de champignons recensées à l’heure actuelle en Suisse. Des spécimens étonnants seront montrés à cette occasion – phosphorescents et luminescents (lire l’encadré ci-dessous), rares ou protégés. Au programme aussi, des dégustations et des conseils pour cuisiner et croquer les comestibles.

Ce rassemblement permettra également de découvrir les missions de l’association créée en 1925 à Olten, dans le canton de Soleure. Son but: uniformiser le contrôle des champignons dans le pays. «Il s’agissait notamment de mettre un peu d’ordre dans ce qui se vendait sur les marchés. Après la Première Guerre mondiale, la pauvreté régnait en Suisse; on récoltait et commercialisait ce que l’on trouvait dans la nature», rappelle Jean-Michel Froidevaux, président de la VAPKO romande. Aujourd’hui, l’organisme coordonne toujours le réseau des offices de contrôle et assure la formation des contrôleuses et contrôleurs certifiés. Il contribue à la prévention et à la gestion des intoxications et participe aux mises à jour des références nationales sur les champignons comestibles.

Les Romands tapent sur la table

De son lieu de naissance, la VAPKO a conservé son acronyme dans les trois langues nationales. À l’est de la Sarine, «Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons» se dit «Schweizerische Vereinigung amtlicher Pilzkontrollorgane». Certes, des sections locales existaient de longue date côté francophone comme au Tessin. Mais un véritable coup de force a été nécessaire pour faire émerger la section romande en 1956 à Lausanne.

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