Pourquoi n’est-ce pas idéal de retourner la terre?
Le printemps est la saison des semis et avec elle arrive le moment de préparer les plates-bandes. Dans les jardins conventionnels, il est fréquent d’y pratiquer un labour impliquant le retournement de la terre à l’aide d’une bêche ou d’un motoculteur.
Néanmoins, cette opération s’accompagne de son lot de perturbations. Le labourage excessif bouleverse la structure naturelle du sol en dégradant ses agrégats et en déstabilisant les couches de terre qui ont mis des décennies à se former. En outre, cette action augmente l’évaporation de l’eau, ce qui est particulièrement préjudiciable dans les régions sujettes à la sécheresse ou à des précipitations irrégulières.
Ménager la microfaune
Le sol abrite aussi une multitude d’organismes vivants, tels que les vers de terre, les bactéries et les champignons, qui contribuent à sa fertilité et à sa santé. Le labour perturbe cet écosystème souterrain en modifiant les habitats et en ramenant certains organismes des profondeurs à la surface, ce qui les expose à des conditions auxquelles ces derniers ne sont pas adaptés. De plus, le travail intensif du sol sans «couverture» de protection le rend vulnérable à l’érosion éolienne et hydrique, entraînant la perte de la couche arable et la dégradation de sa fertilité.
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