Pour éradiquer les plantes invasives, des villes romandes misent sur le troc
Depuis plusieurs semaines, Philippe Leger s’affaire dans son jardin avec une cisaille, une tronçonneuse et une pelle. Propriétaire d’une maison mitoyenne à Nyon, ce Vaudois s’est donné pour mission d’arracher vingt pieds de laurelles qui encadrent sa parcelle. «Au départ, il y en avait une centaine, mais j’en enlève une partie chaque année. Cela prend du temps, il faut être patient. Cette haie était très étouffante et rien ne poussait autour», témoigne-t-il.
Le 23 novembre, ce sexagénaire apportera ses plants fraîchement déterrés au Service de l’environnement de la Ville, qui organise pour la deuxième année consécutive l’action «Troc’ ta laurelle», aussi appelée «Troc’ ton thuya». Le principe: échanger gratuitement des arbustes invasifs contre des plantes locales favorables à la biodiversité.
Des cibles prioritaires
Si l’arbre à papillon, le sumac vinaigrier et l’ailante glanduleux font partie des indésirables, l’exotique laurelle – ou laurier-cerise – et le thuya sont les cibles prioritaires. «Leur feuillage dense, verdoyant et résistant en a fait des choix privilégiés des propriétaires et des paysagistes ces cinquante dernières années», expose Céline Bartolomucci, initiatrice du projet.
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