Neuchâtel veut renforcer la prévention de la détresse paysanne
Le Canton de Neuchâtel veut encore renforcer son dispositif de traitement de la détresse paysanne dans le contexte de la survenue d’un nouveau cas «intolérable» de maltraitance animale à La Chaux-du-Milieu, il y a deux semaines.
Un troupeau s’y est retrouvé à l’abandon dans une exploitation agricole, nécessitant l’intervention du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Les cadavres de quatre veaux et d’une vache ont été découverts et une dizaine de bêtes, surtout des vaches, ont dû être euthanasiées. «De telles situations doivent être absolument évitées», estime le Conseil d’État.
Un dispositif déjà éprouvé
Celui-ci évoque, dans un communiqué publié vendredi par le Département du développement territorial et de l’environnement (DDTE), le renforcement d’un dispositif déjà «éprouvé». Il s’agit d’accroître l’action de détection, de prévention et d’accompagnement de situations de détresse.
«Les cas semblent augmenter depuis quelques années», constatent les services du conseiller d’État Laurent Favre. La tendance est «probablement issue des pressions exercées sur le secteur, de surcharge de travail ou d’autres problématiques purement familiales ou personnelles, telle la solitude».
Des contrôles additionnels
«Le dispositif (ndlr: déjà revu une première fois l’an dernier) a fait ses preuves, mais doit encore être renforcé pour absolument éviter de tels cas», note le DDTE. À ces fins, une séance de travail avec les intervenants est d’ores et déjà convoquée pour fin janvier. De plus, des ressources complémentaires seront nécessaires.
Des contrôles additionnels sont par ailleurs organisés ces prochaines semaines. Reste que l’État ne peut pas détecter seul les exploitations possiblement en difficulté, relève le DDTE, qui en appelle ainsi au concours des milieux agricoles et des communes, qui en ont la compétence.
