Dans le canton de Vaud, le loup fait ses premières victimes de l'année
Dix brebis inanimées dans un champ, certaines ayant une marque de morsure au cou, d’autres au ventre. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux mardi 15 avril, Lucien Kaenel, éleveur à Valeyres-sous-Rances (VD), filme les conséquences de la prédation du loup sur son troupeau. Il reste silencieux.
Les mots lui ont aussi manqué le lendemain, lorsqu’avec une émotion non dissimulée, il a tenté de prendre la parole devant une assemblée d’une centaine de personnes comptant représentants de la presse, députés vaudois et collègues éleveurs qui s’étaient déplacés pour l’occasion, comme le relayaient en fin de semaine passée de nombreux médias.
Demande de proactivité
«Nous sommes satisfaits de ce relais, non seulement agricole mais aussi médiatique», commente Christophe Longchamp, président d’Agora, la faîtière de l’agriculture romande, et vice-président de Prométerre, l’association vaudoise de promotion des métiers de la terre. À travers un communiqué conjoint, les deux organismes demandaient «une intervention rapide et déterminée» de la part des autorités cantonales. «Nous voulions surtout que le processus de récolte d’ADN soit rapide, indique Christophe Longchamp, interrogé à ce sujet. Notre volonté était que les forces possibles soient activées au sein de l’administration cantonale, et que les résultats ne traînent pas sur un bureau.»
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter
