Hécatombe dans les élevages de chevaux jurassiens

Une flambée de myopathie atypique a déjà coûté la vie à 25 chevaux dans le Jura et le Jura bernois ces derniers jours. Une maladie due à l'ingestion d'une toxine que l’on trouve dans les fruits de l’érable sycomore.
ATS/La rédaction

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Fruits d'érable sycomore à l'origine de l'intoxication © Adobe Stock

Des chevaux ont succombé ces derniers jours à la myopathie atypique dans le canton du Jura et du Jura bernois, intoxiqués par l’ingestion des petits fruits de l’érable sycomore. Face à cette hécatombe, un collectif s’est constitué pour soutenir les éleveurs touchés.

La myopathie atypique est une maladie souvent mortelle liée à une toxine que l’on trouve dans les fruits de l’érable sycomore, ces petites formes ailées qui tournoient en tombant. Dans le canton du Jura et dans le Jura bernois, certains élevages ont perdu plusieurs bêtes. «Actuellement, on compte 25 chevaux morts dans le canton du Jura et dans le Jura bernois et 15 sont soignés en état d’urgence dans des cliniques », a expliqué mardi à Keystone-ATS Mario Gandolfo, éleveur à Fregiécourt (JU).

Cas ailleurs en Suisse romande

L’éleveur ajoulot a également connaissance de cas ailleurs en Suisse romande. «Il faut absolument que les gens rentrent les chevaux des pâturages pour les mettre à l’écurie», a souligné Mario Gandolfo, initiateur avec d’autres éleveurs d’un collectif pour recenser les cas, les décès et pour pouvoir alerter les propriétaires.

«Le cauchemar, l’horreur », a confié à RFJ Audrey Steulet Geiser, une éleveuse établie à Rossemaison (JU) qui a des chevaux à Cortébert, dans le Jura bernois. Sur son troupeau de 36 chevaux, dix sont aujourd’hui déjà morts, les autres sont en clinique. La maladie, qui affecte les muscles, est connue de longue date, mais ne frappe pas chaque année de manière aussi virulente. En raison de la sécheresse et du manque de fourrage, les troupeaux sont restés plus longtemps dans les pâturages. Et les vents violents des derniers jours ont dispersé ces petits fruits.

La maladie engendre aussi des conséquences économiques. Les pertes qui en découlent ne sont actuellement pas prises en charge par la caisse cantonale des épizooties, puisqu’il s’agit d’une intoxication non contagieuse.

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