Le Naturéum ouvre ses trésors génétiques aux chercheurs
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Le département de zoologie du Naturéum (Musée cantonal des sciences naturelles) à Lausanne a obtenu le label «VITA» qui lui permet d’intégrer le réseau national des biobanques. C’est la première fois qu’un musée helvétique reçoit une telle certification.
«Concrètement, les collections qui regroupent les milliers d’échantillons génétiques d’animaux conservés à Lausanne sont désormais référencés dans le catalogue national des biobanques permettant ainsi à la communauté scientifique d’identifier et d’explorer ces ressources», selon le communiqué de l’institution.
Une mémoire de 38000 échantillons
Au total, pas moins de 30000 échantillons de tissus, de sang ou d’ADN provenant de spécimens issus de recherches scientifiques ou de suivis faunistiques et plus de 8000 échantillons d’ADN provenant majoritairement d’insectes sont ainsi rendus visibles et mis à disposition des chercheurs. «Quelques collections remarquables provenant de recherches effectuées au Département d’écologie et évolution de l’UNIL y ont également été intégrées», précise le Naturéum.
Jusqu’à présent, la majorité des biobanques du réseau comprenait des prélèvements médicaux, vétérinaires ou microbiologiques. Le dispositif est cependant ouvert aux collections de sciences naturelles et le Naturéum est le premier musée à avoir entrepris la démarche de certification auprès de Swiss Biobanking.
«Les collections d’histoire naturelle sont une mémoire temporelle de la nature, et le contenu génétique de ces échantillons est une source de données précieuse», relève le Naturéum. Les collections peuvent ainsi permettre de documenter l’évolution des populations au cours du temps, ou donner des indications sur la diversité génétique d’une espèce donnée il y a 50 ou 100 ans.
Répertoire européen
Techniquement, le label «VITA» reconnaît la conformité de la biobanque du département de zoologie du Naturéum aux exigences légales et éthiques applicables aux biobanques en Suisse. Cette dernière intègre alors le répertoire national NExT (Network Exploration Tool).
Elle devient ensuite éligible au répertoire européen BBMRI (Biobanking and Biomolecular Resources Research Infrastructure), qui permet aux scientifiques de rechercher des échantillons dans toute l’Europe.


