L'étrange vie des escargots américains
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Bienvenue à Slimetown, où vivent El Dente, un escargot-enquêteur du paranormal, et Velveeta, une habitante qui réfléchit au monde de demain. Dans cette ville imaginaire, ces gastéropodes mènent une enquête sur le crash d’une soucoupe volante, vont au vidéo-club, se rendent à la fête foraine ou se prélassent dans un jacuzzi.
«Parfois, il est plus facile de parler d’une autre espèce que de nous-mêmes. Un escargot à table ou en rendez-vous amoureux révèle nos propres comportements et nos absurdités. Notre travail montre à quel point l’ordinaire est déjà étrange!», expriment Aleia Murawski et Sam Copeland, les photographes américains qui ont débuté ce travail en 2015.
Un sentiment d’étrangeté
Pour créer ces décors miniatures, ils se sont inspirés de leur Midwest périurbain natal, sur fond d’esthétique cinématographique des années 1980. «Champs à perte de vue, routes désertes, ciels illuminés par les néons, murs jaunis par la nicotine… Là où nous vivons, beaucoup de lieux se ressemblent. De là naît un sentiment d’étrangeté, de solitude et de nostalgie que nous avons voulu retranscrire en détail.»
Certaines des 36 photographies présentées ont été réalisées spécialement pour cette exposition en plein air organisée par le Musée des grenouilles d’Estavayer-le-Lac (FR).
+ D’infos Exposition à voir jusqu’au 17 novembre en plein air dans la cité médiévale
Le duo a eu l’idée de cette série en observant quotidiennement ses escargots de compagnie, d’un naturel curieux.
Neuf gastéropodes ont été utilisés pour les différentes photos, représentant tour à tour le personnage de El Dente ou Velveeta.
Plusieurs semaines ont été nécessaires pour construire le décor, fabriquer et collecter les accessoires, puis installer les lumières. Tout tient dans une boîte à chaussures.
Dans ce cliché, Velveeta immortalise avec son smartphone un décor miniature encore plus petit, pour son blog fictif.
Cette image s’inspire d’un bunker imaginaire datant de la Guerre froide, situé sous une maison de banlieue à Las Vegas.
Chaque prise de vue dure une trentaine de secondes. Parfois, les artistes ont dissimulé des morceaux de concombre pour attirer les animaux.


