À Soulce, une maison autonome au plus près des ressources
La traversée de Soulce (JU) est comme une remontée dans le temps, avec ses maisons paysannes du XVIIIe et XIXe siècle. Mais passé le cœur du vieux village se dresse une habitation des plus récentes. Dans le prolongement de l’orientation permacole donnée à la ferme familiale, Tarek Yerly et sa compagne ont mis la dernière main début 2025 à leur demeure, moderne afin de minimiser l’impact environnemental, mais sans dépareiller dans le paysage bâti.
«Les délais pour déposer le projet étaient très courts en raison des dézonages lancés dans la commune, explique Cyril Kamber, architecte. La confiance et la flexibilité du client étaient la clé. Plusieurs contraintes s’imposaient, en termes de budget, de contexte patrimonial et de distances aux limites. Pour en tirer parti, notre réflexion s’est axée sur l’orientation et les volumes avec une hauteur maximale réglementaire». Évolutif, le concept a consisté à réaliser en une seule étape un espace de vie au premier étage, sous la forme d’un cube sur pilotis, adapté aux besoins actuels du couple, tout en laissant la possibilité d’aménagements futurs au rez-de-chaussée. Le toit à deux pans a été dicté par l’esprit du site, classé d’importance nationale.
Un toit 100% photovoltaïque
Les plans répondent à une optique de durabilité et de travaux en autoconstruction, et font la part belle aux low-tech et aux matériaux biosourcés, ainsi qu’à des techniques simples pour en faciliter la réalisation. «J’ai installé moi-même la partie chauffage avec l’association Sebasol, indique le propriétaire. Les panneaux thermiques assurent les besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage, et sont complétés en hiver par un poêle hydraulique à bûches». Son manteau de briques de terre compressée offre une grande inertie thermique et régule l’humidité. Les panneaux photovoltaïques, installés par le Jurassien directement sur la charpente sous forme de toit flottant, profitent d’une orientation idéale. «Nous consommons environ 25% de la production, précise-t-il, le reste participe à l’engagement énergétique du service électrique villageois». La vaste toiture permet également la récupération dans une citerne enterrée des eaux de pluie dédiées à tous les usages, à l’exception d’un point d’eau potable dans la cuisine.
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