À Asuel, l'acier se fait dentelle grâce à l'alliage du temps, de la passion et du talent
La ruelle sinueuse grimpe sur les hauts de la Malcôte (JU). Un logo sur l’aile d’un pick-up signale l’arrivée à la forge. Marc Grélat nous guide aussitôt vers l’avant de la maison. La vue sur les monts alentours y est impressionnante, mais c’est surtout là que se situe l’entrée de l’atelier. Cette annexe aménagée au fil des ans abrite les passions de l’artisan.
Lustres et bougeoirs monumentaux
«D’abord, je forgeais sur la place de parc, se remémore-t-il. Puis j’ai construit un hangar que j’ai agrandi en devenant indépendant». Le Jurassien aime créer ses propres couteaux depuis tout jeune, mais à l’âge de se former, la profession ne se pratique plus guère. C’est après un CFC de serrurier qu’il s’oriente vers la ferronnerie d’art tout en se perfectionnant dans la coutellerie. Petit à petit, il se fait un nom. Si bien qu’aujourd’hui, il vit de ces deux activités, en particulier de la restauration d’objets. Sur l’établi trône d’ailleurs une barrière accidentée en attente de réparation. Les photos aux murs témoignent quant à elles des pièces d’exception passées sur son enclume. À l’image du lustre de laiton monumental du temple de Porrentruy. «Il a été fondu pendant la guerre et il n’en restait qu’une photo, raconte l’artisan. J’ai fait des dessins et des recherches sur la matière. La réalisation a pris près d’une année et a nécessité des aménagements au vu de ses 3 mètres de diamètre et 300 kg. Ça a été un moment fort de ma carrière».
Étampes, dégorgeoirs et marteaux s’alignent à côté des instruments faits maison car devenus introuvables
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