Le géologue qui creuse la question du temps comme un sillon
Mente et Malleo, «par l’esprit et par le marteau: Nicolas Kramar a fait sienne la devise des géologues. Son parcours s’articule entre réflexion scientifique et travail de terrain. À 55 ans, il vient d’être nommé conservateur en chef du département de géologie au Naturéum à Lausanne. Il a dirigé depuis 2013 le Musée de la nature du Valais, où il a développé plusieurs projets pionniers sur l’Anthropocène, dont l’exposition «Objectif Terre».
Les vocations naissent parfois très jeune. Nicolas Kramar se souvient comme si c’était hier d’avoir feuilleté, à 8 ans, un bouquin qui retraçait l’évolution de la vie sur terre, des dinosaures aux grands mammifères. «Ce livre m’a montré qu’il existait une vie avant l’homme.»
Quand on m’a parlé de l’Anthropocène, ça a fait tilt, j’ai compris que c’était un concept à la fois géologique et anthropologique.
Derrière cette prise de conscience se cache une fascination qui l’accompagne depuis ses premières années: la question du temps. Chez Nicolas Kramar, elle est née de la disparition d’un être cher. «Avec la perte de mon père à l’âge de 4 ans et demi, cette question s’est posée très tôt, créant brutalement un avant et un après», explique-t-il.
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