La lumière, l'air et l'eau: nourriture des plantes

En jardinage d'intérieur, la majeure partie des dépérissements sont dus à des erreurs d'arrosage. Un manque de lumière peut aussi entraîner l'étiolement.
Isabelle Erne
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Rappelons que les besoins basiques d’une plante sont l’air, l’eau et la lumière: grâce à cette dernière, la plante peut effectuer la photosynthèse qui, à partir du C02 contenu dans l’air et de l’eau qu’elle trouve essentiellement dans son terreau, lui permet de fabriquer des sucres – et de libérer de l’oxygène.

Une bonne luminosité est donc indispensable; or la difficulté, en jardinage intérieur, est d’estimer cette luminosité. Celle-ci varie en fonction de l’architecture d’un bâtiment. Dans une maison ancienne, aux ouvertures souvent de dimensions réduites et inscrites dans des murs épais, la plage d’emplacements suffisamment lumineux est beaucoup plus étroite que dans un bâtiment moderne aux larges baies vitrées (ou une véranda) – mais à l’inverse, les risques de brûlure du feuillage à la suite d’une exposition excessive (effet loupe à travers les vitres) sont moindres. L’éclairage prodigué par des fenêtres de toit, lui, s’avère le plus souvent très favorable à une bonne croissance des végétaux; cependant, lui aussi varie au cours des saisons.

Un arrosage hebdomadaire

En hiver, la lumière, plus horizontale, pénètre plus loin dans les pièces, en particulier avec des fenêtres à l’ancienne; mais cet éclairage dure peu, si bien que la dose quotidienne reste insuffisante. De manière générale, on installera donc la plupart des plantes à moins d’un mètre à l’intérieur d’une pièce, quitte à installer un léger voilage en été pour éviter des brûlures à celles qui préfèrent une lumière tamisée. Si on veut faire pousser des plantes plus loin dans la pièce, il faudra recourir à un éclairage LED adapté.

La principale cause de déboires des jardiniers d’intérieur reste toutefois le dosage de l’arrosage. La fréquence et la quantité des apports nécessaires varient en effet en fonction de multiples facteurs: développement de la plante, espèce considérée, taille du pot, qualité du terreau, saison, luminosité, température, hygrométrie… En règle générale cependant, on peut tabler en conditions normales sur un arrosage hebdomadaire – plus abondant à la belle saison, plus réduit en hiver. Gardez à l’esprit qu’un déficit d’arrosage est généralement moins problématique que des excès. Préférez les soucoupes aux cache-pots, souvent traîtres, et s’il y reste de l’eau quelques minutes après l’arrosage, videz-la. Et si votre plante prend un aspect «pendouillant», soupesez le pot avant de sauter sur l’arrosoir: ce symptôme peut aussi bien signaler une plante qui a eu trop d’eau qu’une plante qui a soif.

Détecter les problèmes

Arrosage excessif: feuilles molles, pot lourd, terreau humide en surface; jaunissement et odeur de pourri si excès chronique.

Arrosage insuffisant: affaissement du feuillage également, mais pot léger et terreau sec au toucher, parfois rétracté le long des bords du pot.

Luminosité excessive: apparition de plages bronzées ou décolorées sur les feuilles.

Luminosité insuffisante: les tiges «filent en longueur», les feuilles sont souvent petites, les variétés panachées perdent leur coloration particulière.

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