Éblouis par des cloches de toute beauté
L’atelier de la fonderie Blondeau, à La Chaux-de-Fonds (NE), est exigu. La place est donc comptée pour la petite dizaine de lectrices et lecteurs de Terre&Nature Junior qui assiste à la confection de cloches, réalisée par le maître des lieux, Aloïs Huguenin. Si les enfants ne peuvent mettre la main à la pâte, sécurité oblige, ils ne perdent pas une miette de l’incandescent spectacle qui s’offre à leurs yeux.
Dans un bruit assourdissant, des flammes vertes jaillissent du four où sont fondus du cuivre et de l’étain – l’alliage du bronze – à une température de 1200°C. Vêtus de leur équipement de protection, Aloïs Huguenin et son collègue Ewan coulent ensuite ce bronze en fusion dans une dizaine de moules, préalablement préparés.
«Pas si facile»
Pendant que les cloches se solidifient, l’artisan retrace l’histoire de la fonderie, que tenait déjà son grand-père. Et il explique surtout l’étape la plus longue de son travail: la préparation des moules qui se fait à l’aide de modèles, insérés dans des châssis qu’il remplit ensuite de sable.
De retour dans l’atelier, le fondeur démoule les cloches et procède au tournage, pour les polir et leur donner leur joli côté brillant. À la fin de cette visite, on demande aux enfants ce qu’ils retiennent de cette démonstration. Réponse: «Que faire des cloches, ce n’est pas si facile, mais c’est impressionnant.»
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L’étape la plus impressionnante de la fabrication des cloches est sans conteste la coulée, lors de laquelle les artisans versent le métal en fusion dans des moules.
Avant de manipuler le bronze, qui monte à une température de 1200°C, il faut enfiler un imposant équipement de protection.
Les jeunes participantes et participants à la sortie ont pu suivre l’entier du processus, qui commence par la préparation du moule.
Aloïs Huguenin présente quelques-uns des outils qui lui permettent de marquer des motifs dans le sable noir utilisé pour donner naissance à une cloche.
Lorsque l’objet est démoulé, reste à le poncer pour lui donner sa brillance. Il n’y a plus qu’à nouer la courroie!
Entre les murs noircis par des décennies de travail du feu, l’auditoire écoute avec attention les explications d’Aloïs Huguenin. Une chance rare: le trentenaire est l’un des derniers fondeurs de cloches du pays.
