Dans les champs de tabac, culture vitale pour les petits producteurs jurassiens
De belles grappes de fleurs roses colorent les champs. Elles se dressent à près de deux mètres, en haut de tiges déjà nues à leur base, mais qui conservent d’énormes feuilles vers leur sommet. Cette année, Adrien Petignat a planté 3 hectares de tabac au sein de son domaine d’Alle (JU), principalement de type Burley feuilles.
Équipés de charriots montés sur des roues de poussette, l’agriculteur et son équipe s’affairent à la cueillette, commencée mi-juillet. À chaque passage, ils détachent à la main deux ou trois feuilles par plant, qu’ils empilent dans des paniers avec soin, car elles sont fragiles.
L’art du séchage
Retour au hangar où la récolte est mise à sécher. Là, le regard se perd dans un nuancier automnal. «Il y a d’abord le jaunissement, puis le brunissement, et enfin la réduction des côtes, c’est-à-dire de la nervure centrale», explique l’agriculteur. Pour être optimal, il faut que le séchage soit long et régulier. «On doit obtenir un brun homogène, précise le Jurassien. Si les feuilles sèchent trop vite, elles restent jaunes et sont éliminées.
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