Entre corvidés et chevreuils, le maïs fait des envieux
Sous le soleil, le tracteur enchaîne les passages. Une rangée, une autre, quelques manœuvres en bout de champ, et le ballet continue. En ce mois de mai, c’est le moment de semer le maïs. Antoine Freiburghaus y consacre quelque 4,2 hectares. «J’ai choisi deux variétés, qui sont l’une et l’autre des maïs à deux fins, explique-t-il. Il est destiné autant à la récolte de grain qu’à l’ensilage.»
Sans produits phytosanitaires, la culture n’est toutefois pas dénuée de défis. «En bio, la graine n’est pas traitée, note l’agriculteur. Dépourvue de l’enrobage qui, en conventionnel, repousse les ravageurs, elle constitue un repas de choix pour les corbeaux.»
Ce n’est que le début
Semés à 4 cm de profondeur, les grains de maïs sont une proie facile pour les oiseaux. «Ils savent exactement où gratter. Dans certaines zones d’une autre parcelle, semée il y a quelque temps, j’ai carrément perdu entre 15 et 20 m de ligne.» Pour contrer les volatiles, un bon vieux stratagème: l’épouvantail. Antoine Freiburghaus a installé un modèle style cerf-volant. «Ça marche étonnamment bien, reconnaît-il. Mais il faut le déplacer tous les deux ou trois jours pour qu’il continue de les repousser.»
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Profitez d'un accès illimité à toutes nos publications en format numérique
Les bonnes raisons de s'abonner
- · Accès à l'ensemble de nos contenus en ligne
- · Accès à des articles et des podcasts exclusifs
- · Accès à toutes nos éditions (e-paper)
- · Accès à nos hors-séries et suppléments (e-paper)
- · Accès à des avantages réservés à nos abonnés
Déjà abonné·e ? → Se connecter
