Du champ à la sucrerie, les betteraves parcourent la Suisse en train

Depuis mi-septembre, ces racines sont arrachées et acheminées dans les sucreries, où 10 000 tonnes sont transformées chaque jour. Reportage à la gare de Chavornay (VD), où transite le plus gros volume de Romandie.
Aurélie Jaquet
Une fois arrachées, les betteraves patientent quelques jours au bord des champs, avant d'être chargées dans des remorques. Elles seront ensuite acheminées dans des wagons qui les amèneront par le rail jusqu'à la sucrerie d'Aarberg (BE).
© François Wavre/Lundi 13
Une fois arrachées, les betteraves patientent quelques jours au bord des champs, avant d'être chargées dans des remorques. Elles seront ensuite acheminées dans des wagons qui les amèneront par le rail jusqu'à la sucrerie d'Aarberg (BE).
© François Wavre/Lundi 13
Une fois arrachées, les betteraves patientent quelques jours au bord des champs, avant d'être chargées dans des remorques. Elles seront ensuite acheminées dans des wagons qui les amèneront par le rail jusqu'à la sucrerie d'Aarberg (BE).
© François Wavre/Lundi 13

Si vous habitez à la campagne ou que vous avez la chance de la parcourir en cette saison, il vous arrive peut-être d’apercevoir au bord de certains champs d’imposantes montagnes de betteraves. Depuis quelques semaines, ces racines charnues sont en effet arrachées et patientent sur les parcelles avant leur acheminement dans les deux sucreries de Suisse, à Aarberg (BE) et Frauenfeld (TG).

Ce transport exige une organisation millimétrée pour permettre d’approvisionner en continu les deux usines qui transforment chacune 10 000 tonnes de betteraves par jour. En Romandie, cette logistique est assurée en grande partie par l’entreprise vaudoise Transbett, qui gère chaque automne le chargement de 200 000 à 250 000 tonnes de racines des champs jusqu’au rail.

En route depuis 5 h du matin

En ce milieu de matinée, la gare marchandises de Chavornay (VD) est animée par un va-et-vient incessant de tracteurs et de camions. Dans un brouhaha sourd, les remorques se succèdent pour déverser leur cargaison sur la rampe de chargement, où les betteraves rejoignent ensuite un tapis roulant qui les conduit jusqu’aux wagons.

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