Une ville de bois en miniature qui se reconfigure au gré des chantiers

Au Service d'urbanisme de la Ville de Genève, deux employés s'attellent toute l'année à mettre à jour un modèle réduit de la cité. Commencée en 1984, la maquette fait partie des rares qui ont continué à utiliser le bois.
Milena Michoud
Réalisée presque entièrement en bois et mobilisant les forces d'une architecte-
maquettiste et d'un maquettiste d'architecture, la maquette de la ville de Genève est composée de 
161 modules pour 
une taille totale de 12 m sur 8.
© Fabien Scotti
Réalisée presque entièrement en bois et mobilisant les forces d'une architecte-
maquettiste et d'un maquettiste d'architecture, la maquette de la ville de Genève est composée de 
161 modules pour 
une taille totale de 12 m sur 8.
© Fabien Scotti
Réalisée presque entièrement en bois et mobilisant les forces d'une architecte-
maquettiste et d'un maquettiste d'architecture, la maquette de la ville de Genève est composée de 
161 modules pour 
une taille totale de 12 m sur 8.
© Fabien Scotti

Qui pourrait se douter qu’au beau milieu des bureaux du service d’urbanisme de la Ville de Genève, se cache un atelier d’ébéniste? Lorsqu’on arpente les couloirs, un indice se dévoile au bout d’une pièce: ce qui ressemble à un puzzle géant donne envie à nos yeux de chercher les bâtiments qu’ils connaissent grandeur nature. Pour nous, ce sera l’Uni Mail ou la tour de la RTS, et on pourrait passer des heures à continuer à dénicher des lieux.

L’architecte Valérie Danesin et le maquettiste Nicolas Marchon nous accueillent à l’entrée, et l’on comprend qu’ils sont les pierres angulaires, ou plutôt les poutres porteuses, de ce dispositif fait entièrement de bois: la maquette de la ville de Genève. Employés du service d’urbanisme, tous deux travaillent sans relâche – pour elle, les plans et la modélisation; pour lui, le travail de la matière brute – afin de mettre à jour chaque bâtiment, pont ou route qui évolue au gré des projets urbanistiques.

Un travail du bois adapté

Imaginée en 1984, la maquette a gardé son ossature d’origine. «Cela la rend unique, relève Nicolas Marchon. Si on devait la réaliser aujourd’hui, on utiliserait d’autres matériaux, comme le polystyrène ou le PVC.» Pour ce faire, le maquettiste a dû adapter les techniques apprises lors de sa formation d’ébéniste à sa pratique actuelle.

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