Ses 4000 cailles pondent de petits concentrés de vitamines

Depuis quatorze ans, le Fribourgeois Marc Plancherel élève Coturnix japonica dans des volières faites sur mesure. Rares sur le marché suisse, ses œufs de haute qualité sont prisés des sportifs et des gourmets.
Lila Erard

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Plusieurs milliers de cailles du Japon sont élevées sur le campus d'AgriCo, à Saint-Aubin (FR). Le coturniculteur Marc Plancherel apprête leurs œufs en barquettes ou en bocaux, puis les commercialise en grandes surfaces, auprès de chefs ainsi que dans plusieurs laiteries.
© Pierre-Yves Massot
Plusieurs milliers de cailles du Japon sont élevées sur le campus d'AgriCo, à Saint-Aubin (FR). Le coturniculteur Marc Plancherel apprête leurs œufs en barquettes ou en bocaux, puis les commercialise en grandes surfaces, auprès de chefs ainsi que dans plusieurs laiteries.
© Pierre-Yves Massot
Plusieurs milliers de cailles du Japon sont élevées sur le campus d'AgriCo, à Saint-Aubin (FR). Le coturniculteur Marc Plancherel apprête leurs œufs en barquettes ou en bocaux, puis les commercialise en grandes surfaces, auprès de chefs ainsi que dans plusieurs laiteries.
© Pierre-Yves Massot
Plusieurs milliers de cailles du Japon sont élevées sur le campus d'AgriCo, à Saint-Aubin (FR). Le coturniculteur Marc Plancherel apprête leurs œufs en barquettes ou en bocaux, puis les commercialise en grandes surfaces, auprès de chefs ainsi que dans plusieurs laiteries.
© Pierre-Yves Massot

Chaque matin, Marc Plancherel allume la radio et ouvre une à une les portes de ses volières en bois faites maison. À l’intérieur, 4000 petits oiseaux tachetés restent calmes et groupés, alors que l’éleveur en empoigne un pour le caresser. «Avec les cailles, il faut rester naturel et ne pas faire de chichis. Elles sont habituées au bruit et à ma grosse voix», déclare-t-il en soulevant des cagettes retournées, disposées dans chaque cage. En dessous se trouvent des dizaines de petits œufs mouchetés – leur aspect, semblable au plumage de leurs génitrices, servait autrefois à les camoufler et les protéger des prédateurs. «Les cailles pondent un œuf toutes les 23 heures. Je n’ai plus qu’à les ramasser», relève-t-il.

Originaire de Bussy (FR), ce Fribourgeois a commencé son activité en 2011, en visitant une exposition de petits animaux. «J’ai tout de suite croché. Mon oncle en avait quand j’étais petit et j’adorais ça. C’était mon destin», lance-t-il, en rappelant la providence divine que symbolise cet oiseau dans l’Ancien Testament. Porté par sa foi, il a agrandi son cheptel au fil des années, passant d’un simple container à des locaux plus grands, pour s’établir en 2022 sur le campus d’AgriCo, à Saint-Aubin (FR).

Poussins en couveuse

Le coturniculteur y élève des cailles du Japon – une espèce domestiquée à cette fin (lire l’encadré ci-dessous) –, qu’il achète en partie en France, lorsque les mesures contre la grippe aviaire le permettent. En Suisse, les conditions d’élevage sont strictes. Seize oiseaux au maximum par mètre carré peuvent être détenus dans une halle chauffée, éclairée de lumière naturelle et avec un accès à l’eau. En revanche, Coturnix japonica ne bénéficie pas d’aire extérieure. «La simple vue de prédateurs comme le renard, l’épervier ou la fouine peut lui provoquer des arrêts cardiaques», raconte Marc Plancherel en les nourrissant de farine extensive, grains de maïs, blé et tournesol.

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