Pour la filière helvétique du pain, tout reste encore à faire
Avec la mise en œuvre, le 1er février 2025, de l’ordonnance fédérale obligeant les établissements à déclarer la provenance de leurs pains et produits de boulangerie vendus en vrac, la filière céréalière a atteint son but. «Nous le poursuivions depuis plus de dix ans», salue Stephan Scheuner, directeur de swiss granum et gérant de l’association Pain suisse.
Un an plus tard, pas question néanmoins de se reposer sur ses lauriers. «Nous avons réussi à sensibiliser à l’origine des pains ou produits de boulangerie tant sur le plan politique qu’à tous les niveaux de la chaine de valeur. Producteurs, meuniers, boulangers ou détaillants: tous les acteurs ont pris conscience de cette nouveauté, détaille Stephan Scheuner. Mais nous avons constaté qu’il nous restait du travail à faire auprès du consommateur.»
Du travail encore à faire
L’association Pain suisse s’est donc attelée à la tâche: elle mise notamment sur une campagne publicitaire tournée vers la clientèle et met à disposition du matériel de communication auprès des boulangers. Le but: «Maintenant que le consommateur peut aussi s’informer sur l’origine de son produit en vrac, nous voulons mettre en avant la provenance suisse, et qu’il réalise toute la chaîne de valeur qu’il soutient en faisant le choix d’un produit indigène», précise Stephan Scheuner. Le gérant est conscient que le chemin sera encore long: «On ne peut pas changer une ordonnance et penser que c’est la solution à tout. Il nous reste du travail à faire en tant que filière.»
L’association Pain suisse n’a pas la possibilité de mesurer l’impact direct de sa communication sur les chiffres de ventes des partenaires du marché. Des enquêtes régulières auprès des consommateurs lui permettent toutefois de déterminer si les objectifs visés sont atteints et si sa stratégie aura porté ses fruits.
+ D’infos painsuisse.ch


