La vigneronne aux multiples couronnes qui suit le rythme de la nature
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En pleine canicule, la fraîcheur de la tonnelle de Marie-Thérèse Chappaz est plus que bienvenue. Elle ne suffit toutefois pas à faire cesser le bouillonnement qui anime la Fulliéraine. Entre deux questions, les coups de fil d’ouvriers se succèdent: la gestion du domaine n’attend pas, surtout en ces jours de sécheresse.
Lorsque la Confrérie du Guillon croque le portrait de la vigneronne dans sa revue, en 2025, c’est cette course incessante qui sert de point de départ au récit. Difficile d’en imaginer un autre pour celui-ci: notre interlocutrice semble en effervescence constante.
Chaque jour, observer, sentir
Chez celle qui a été l’une des pionnières de la biodynamie dans le vignoble valaisan, on s’attendrait plutôt à l’entendre faire l’éloge de la lenteur. «Ça n’a pourtant rien de contradictoire. La nature est comme un enfant. On ne peut pas lui dire: «Tu as soif? Petiente un peu!» ou «Ce matin, j’ai envie de dormir; débrouille-toi seul.» On l’écoute et on se calque sur son rythme.»
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