La cueilleuse de plantes sauvages qui a enrichi son savoir par «infusion»
Lorsque Nathalie Siviglia gravit les marches en pierres du chemin forestier qui monte à la cascade de La Neuveville (BE), son regard scrute chaque détail. Là où les novices ne distinguent que des herbes éparses, des feuilles mortes multicolores, des buissons et des arbres dénudés, la cueilleuse débusque l’alliaire sauvage, la benoîte urbaine, l’origan sauvage ou encore le prunellier sauvage.
Opinel en main et panier tressé en bandoulière, elle récolte ses trésors sauvages pour profiter de leurs vertus nutritives ou médicinales, avec en tête mille idées de recettes originales et savoureuses.
L’importance de la transmission
En ce milieu d’automne, ce sont surtout les racines qui intéressent la quadragénaire. «C’est là que se concentrent les nutriments bons pour notre corps à cette époque de l’année.» La racine de la benoîte urbaine, à la saveur clou de girofle, parfumera les pains d’épice, les thés chai ou encore le vin chaud. La racine de l’alliaire officinale permettra de créer une pâte fermentée semblable au wasabi. Quant aux racines de pissenlit, on les fait revenir dans l’huile d’olive et le sel pour un délicieux apéro.
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