Après avoir failli disparaître, la poire reconquiert les vergers
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Des notes de musique pop polonaise s’échappent des allées du verger. Sur la plateforme de récolte, quatre personnes s’affairent à cueillir les poires harrow sweet logées sur les hauteurs des arbres. «Plus que quelques jours et tout sera ramassé», lance d’une voix dynamique Jean-Daniel Heiniger, arboriculteur à Eysins (VD), qui nous accueille sur sa parcelle en cette deuxième semaine de septembre.
Au bout de l’allée, des palox remplis de fruits s’apprêtent à être acheminés à Léman Fruits Inoverde, à Perroy (VD). Le producteur de 49 ans livre à la coopérative environ 30 tonnes de poires par année. Essentiellement de la harrow sweet, mais aussi de la beurré bosc, de la williams et un peu de conférence, qu’il a gardée «pour le savoir-faire».
Années compliquées
En Suisse, la culture de poires demeure relativement peu répandue dans les vergers. L’estimation de la récolte 2024 se situe aux alentours de 16 400 tonnes, contre 104 000 tonnes pour les pommes, selon Fruit-Union Suisse. «Il y a quelques décennies, la poire a failli disparaître de notre territoire», relève Jean-Daniel Heiniger.
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