Sur la régulation du loup, l'Europe se rapproche de la pratique helvétique
Son statut de protection n’avait pas évolué depuis 1982. Mais le 3 décembre 2024, sur proposition de l’Union européenne, les cartes ont été rebattues: le loup a été rétrogradé au sein de la Convention de Berne sur la conservation de la vie sauvage.
Instrument juridique international signé entre l’UE et 49 nations pour protéger et conserver la vie sauvage et la nature, cette convention inclut des annexes distinguant les espèces de faune et de flore selon leur statut de protection. C’est précisément sur elles que portait la décision de déclasser Canis lupus: le faire passer de l’annexe II à l’annexe III, soit de «faune strictement protégée» à «faune protégée».
Une influence moindre
Sur le papier, l’annexe II interdit la capture, la détention, la perturbation ou la mise à mort intentionnelle des individus – particulièrement pendant leur période de reproduction et leur jeunesse –, ainsi que la destruction ou la détérioration de leurs aires de reproduction. L’annexe III, elle, ajoute une possibilité d’exploitation des espèces, sous réglementation. En d’autres termes, le loup passe d’un animal qu’il est interdit de tuer à un animal pour qui la capture et l’exploitation doivent être réglementées.
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